A force de vous parler de l’enfer que représente pour moi mon travail actuel, il serait temps de faire un petit descriptif de mon lieu de travail et de mon équipe de choc. C’est en fait, le récit de ma première journée dans mon nouveau bureau que j’avais transmise à l’époque à mes anciens collègues et que je vais vous faire partager (oui je sais vous vous en foutez un peu mais j’insiste).D’abord la compo :
Emilie et sophie ; les deux secrétaires africaines de l’étage : à priori sympa, pourvu que ca dure.
Dominique ; ma chef : gauchère imbaisable. Je n’arrive pas à la définir autrement car cela explique assez bien son état actuel. Attendez je fais un effort … je cherche je cherche… ah si ! Psychotique ; ça lui va bien aussi.
Loyd (ou un nom à la noix qui y ressemble), le DF : un rouquin qui fait semblant de ne pas entendre Dominique quand elle parle. Première impression : gros blaireau.
La bande de consultants : parqués à 5 dans un bureau pas plus grand que le mien. Ne présentent pas d’intérêt particulier à part que la seule fille du groupe est très mamelue (je sais je suis un gentleman).
Et enfin, des quinquagénaires anonymes dont les regards vitreux rehaussent l’allure fade qui errent comme des âmes en peine dans les couloirs en traînant leurs bidoches dégueulasses. Je ne sais rien d’eux et je ne veux pas en savoir plus.
Les présentations étant faites, revenons au déroulement des événements. J’avais à peine quitté mon ancien bureau qu’un sentiment d’angoisse commença à m’envahir. A mesure que j’approchais de la tour du bad (là où je travaille maintenant), il ne cessait de grandir. J’essaie de me ressaisir, me dit que je suis un grand garçon et que mes états d’âme ne sont que de la gâterie… Rien n’y fait ! J’avais à peine badgé pour accéder à l’étage qu’une sirène stridente doublée d’un gyrophare rouge type Starsky & Hutch s’enclenche dans ma tête. Une voix affolée me répète inlassablement : « Barre toi mec ! Tu looses (ca prends un s ?!) ». N’étant pas encore complètement névrosé, je continue tout de même mon chemin de croix (ou de croissant turque si certains préfèrent)
J’ouvre la porte en bois usé de mon bureau et je constate, avec dégoût, que rien n’a changé par rapport à ce matin (première visite). Mêmes murs en plaques ocres, même moquette bleue souillée, même vue imprenable sur les bureaux de la tour d’en face. De quoi déprimer un bisounours sous oxygène liquide en somme. En regardant bien autour de moi je constate qu’on m’a installé une superbe imprimante HP Laserjet P2015d à ma droite. J’ai du mal à refreiner mon érection ! Heureusement qu’en tournant la tête je découvre, avec ravissement, que je suis pile en face de la porte marron (mais beau petit marron diarrhée alors) du local basse tension. Charmant ! Quoique si je décide d’en finir ça peut être rapide et moyennement douloureux. Vous voyez que je peux positiver.
Dominique ; ma chef : gauchère imbaisable. Je n’arrive pas à la définir autrement car cela explique assez bien son état actuel. Attendez je fais un effort … je cherche je cherche… ah si ! Psychotique ; ça lui va bien aussi.
Loyd (ou un nom à la noix qui y ressemble), le DF : un rouquin qui fait semblant de ne pas entendre Dominique quand elle parle. Première impression : gros blaireau.
La bande de consultants : parqués à 5 dans un bureau pas plus grand que le mien. Ne présentent pas d’intérêt particulier à part que la seule fille du groupe est très mamelue (je sais je suis un gentleman).
Et enfin, des quinquagénaires anonymes dont les regards vitreux rehaussent l’allure fade qui errent comme des âmes en peine dans les couloirs en traînant leurs bidoches dégueulasses. Je ne sais rien d’eux et je ne veux pas en savoir plus.
Les présentations étant faites, revenons au déroulement des événements. J’avais à peine quitté mon ancien bureau qu’un sentiment d’angoisse commença à m’envahir. A mesure que j’approchais de la tour du bad (là où je travaille maintenant), il ne cessait de grandir. J’essaie de me ressaisir, me dit que je suis un grand garçon et que mes états d’âme ne sont que de la gâterie… Rien n’y fait ! J’avais à peine badgé pour accéder à l’étage qu’une sirène stridente doublée d’un gyrophare rouge type Starsky & Hutch s’enclenche dans ma tête. Une voix affolée me répète inlassablement : « Barre toi mec ! Tu looses (ca prends un s ?!) ». N’étant pas encore complètement névrosé, je continue tout de même mon chemin de croix (ou de croissant turque si certains préfèrent)
J’ouvre la porte en bois usé de mon bureau et je constate, avec dégoût, que rien n’a changé par rapport à ce matin (première visite). Mêmes murs en plaques ocres, même moquette bleue souillée, même vue imprenable sur les bureaux de la tour d’en face. De quoi déprimer un bisounours sous oxygène liquide en somme. En regardant bien autour de moi je constate qu’on m’a installé une superbe imprimante HP Laserjet P2015d à ma droite. J’ai du mal à refreiner mon érection ! Heureusement qu’en tournant la tête je découvre, avec ravissement, que je suis pile en face de la porte marron (mais beau petit marron diarrhée alors) du local basse tension. Charmant ! Quoique si je décide d’en finir ça peut être rapide et moyennement douloureux. Vous voyez que je peux positiver.
Au bout d’un quart d’heure je me décide d’aller voir la morue qui me sert de boss et qui occupe le bureau mitoyen. J’entre en disant bonjour ; rien de bien original. A ma grande surprise, elle sursaute de sa chaise en poussant un cri de bécasse blessée (ne me demandez pas comment je sais reconnaître un cri de bécasse blessée). Elle gagna du coup dix points de plus sur mon échelle du mépris dont elle trustait déjà la première place. Elle m’explique qu’elle avait déconnecté à cause de la lecture d’un document somme toute assez chiant et que mon entrée lui a fait peur. Une meuf normale quoi ! Elle embraie sur des banalités sans fond mais j’avais déjà fermé les écoutilles en arborant un sourire niais et hypocrite.
Je retourne à mon bureau en repensant aux paroles de Fabrice (mon ancien boss) qui m’a répété à volonté que ce serait « une belle aventure ». Je l’imagine dans la foulée nu à quatre pattes, dans une prairie, en train de se faire un plan à trois avec deux ours des apalaches déchaînés. Ça c’est une belle aventure qu’on peut raconter à ses petits enfants !
Un peu barbouillé par toutes ces émotions fortes, je me mets en quête des toilettes. Je fais le tour complet de l’étage avant de découvrir, ô comble de joie, qu’elles étaient à coté du local base tension. Comment ai-je pu les rater ?! J’ouvre la porte. Jusque là, tout va bien but wait for it… je découvre que la porte des toilettes était en fait un vortex interdimensionnel qui donne accès au tiers monde : miroir tacheté de noir, marbre jauni, distributeurs de savon vides, faïence blanche avec des motifs verts hôpital. Je ressors, vérifie, re-rentre. Non non c bien ça je suis bien au 8eme étage de la tour du bad. Le petit panneau demandant aux messieurs de laisser les toilettes et les lavabos PROPRES (en majuscule dans le texte) finissait de me le confirmer. Au cas où quelqu’un déciderait de se soulager de sa paella de la veille dans le lavabo peut être, je ne sais pas.
Ayant constitué un dossier préliminaire mais bien solide sur l’affaire , je reviens donc à mon portable , qui est désormais mon seul ami, bien décidé à vous faire part de mon nouveau cadre de travail.
Au moment où je lève la tête pour voir si je n’ai rien oublié, je découvre que le toit est grillagé comme une fenêtre de prison et que seul un néon sur deux fonctionne. Au moins, ça explique la semi pénombre dans laquelle je suis constamment plongé. Entre ça et l’immense tour à côté, je vais devenir aveugle en redécouvrant les rayons de soleil vers Mars Avril. Chic alors ! ça m’évitera peut être d’aller au Badésthan (je veux dire le Kazakhstan, mais ça c’est pour un autre épisode).
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